Eh bien...nous y voilà.
Je sais bien que ce que je m'aprête à faire et injustifiable, et que pour beaucoup c'est un acte incensé, mais je sais aussi que je ne peux tenir plus et que pour moi c'est la fin du chemin.
J'ai bien essayé de m'accrocher, j'ai tout fait pour réussir, mais ce n'était jamais assez, ni pour vous, ni pour moi d'ailleurs, étant une eternelle insatisfaite, je voulais toujours plus, je voulais le meilleur.
C'est ce qui a causé ma perte, se fixer des objectifs inateignables, rêver de l'impossible et croire que l'on peut y accéder.
Je n'ai jamais pu ni voulu disserner le réel de l'imaginaire, m'égarant dans des illusions, ou courant après des chimères.
Perfectionniste dans l'ame, je ne suportais pas les défauts et les erreurs d'ou ma haine pour moi même, j'abhorais mes faiblesses, détestais mon caractère haissais mon physique, tout chez moi m'était sujet au dégout et au mépris.
Je me méprisais parceque je n'étais pas assez bien...
Mais assez bien par raport à quoi...par raport à qui
Je ne dirais pas que le regard des autres ne m'importais guère,ce serait me mentir à moi même, surtout qu'aujourd'hui je me dois d'être le plus sincère possible.
Bien que j'essayais au maximum d'ignorer leurs avis sur moi, intérieurement je m'y intéressais, pour ne pas dire que j'en dépendais.
C'était surement du à un complexe d'infériorité, vestige d'une enfance assez tourmenté.
Je me voyais toujours différente, je ne sais même plus quand cela commença. Je me le répetais tellement que je finnis par y croir, et ainsi à m'isoler pour m'encloitrer dans un azil perdu quelquepart dans les méandres de mon âme.
J'étais mon propre géolier et mon propre bourreau.
Cela dit les "autres" n'était pas mon seul problème.
Il y avait certes mon entourage, mais je ne veux pas laver mon linge sale en publique, pas cette fois.
Je dirais juste que ce sont les personnes les plus proches, celles qui vous sont le plus chères qui vous blèssent le plus, ce sont celles qui vous apprennent à pleurer comme elles vous apprennent à sourir, c'est ceux qui sont censés panser vos blèssures qui vous en causent les plus douloureuses.
Etant fragile, et très froissable, j'avais beaucoup de bléssures, en fait j'avais tellement saigné quil n'y avait plus de sang dans mes veines, ce qui expliquait ma froideur apparente et mon air impassible d'intouchable.
C'est sous cet air que je cachais mon désarroie et ma peine, je pensais que ça me préserverai, mais apparement c'était le contraire.
Je ne savais pas m'extérioriser, exprimer mes sentiments, je me murrais dans le silence que l'on prenait souvent pour de l'indifférence.
On y comprenait rien.
Mais comment "on" aurait-il pu comprendre, sachant que je ne lui facilitais pas la tache.
C'est aussi du à mon perfectionisme, j'étais très exigente. Vue que je faisais des éfforts pour comprendre les "autres", j'attendais qu'il fasse de même.
Quelle folie n'est ce pas, j'oubliais que l'on était pas pareil, et que si moi je me sacrifiais pour eux, cela n'impliquerait jamais l'inverse.
Ne croyez pas que je suis une intéressée qui ne cherche le profit et attends une contrepartie, mais admettez que de temps à autres c'est plaisant .
Et puis...de toute manière... Pensez de moi ce que vous voulez, je vais bientôt mourir, et je ne le saurais jamais.
J'aurais bien aimé vivre, mais il en est autrement .
On a pas ce que l'on souhaite, sinon on ne souhaiterais rien.
Je perds le fil de mes idées, elles sont si confuses.
Je ne sais même plus pourquoi j'écris cette lettre.
Je n'essaie pas de me justifier, ou peutêtre que si.
Ce n'est pas ce qui était supossé être dit dans cette lettre, mais tant qu'on y est, je la laisse ainsi, comprendera qui pourra.
Sachez juste que je suis navrée d'en être arrivée là, que je ne blame personne, même ceux qui m'ont malmenée (Je ne les blamme pas mais je ne suis pas sure de leur pardonner).
Mon crime en fait c'était de ne pas avoir assez la foi, le courage.
Ne commettez pas la même erreur, gardez l'espoir, gardez le, c'est lui qui vous sauvera, croyez moi sur parole, si j'avais gardé l'espoir je ne serais pas là à aiguiser ma lame ni à vous en parler.
merci de m'avoir écouté et Adieu
Folie passagère, folie stagnante, je délire soyez indulgent


